Croisière plongée aux Seychelles
Plongeur aux Seychelles
Tortue Seychelles
Poisson des Seychelles
Tortue Seychelles
Coraux aux Seychelles

La plongée sous-marine

Croisière plongée d’exception sur Alphonse

 
L’archipel des Seychelles, offre des possibilités de plongées uniques au monde tant par la faune que par la flore.

Le grandiose, l’unique, l’exceptionnel se trouvent sur quelques îles éloignées situées entres les Seychelles et Madagascar telles que Astove Cosmolédo, Aldabra ou Alphonse. Ces sites sont directement au contact des grands fonds et particulièrement éloignés et préservés de Mahé. Si Astove Cosmolédo et Aldabra, proches de la trajectoire des cyclones, restent difficile d’accès (: 5j de mer et les rotations avion sont chères et aléatoires) ; les caractéristiques de Turquoise nous mettent à une journée d’Alphonse  qui se trouve à 220 miles de Mahé, cela simplifie la logistique d’approche. Son somptueux lagon offre un abri de rêve tel un lac intérieur.  Alphonse est bordée de deux autres iles que sont Bijoutier et St François, cette dernière fait partie des mythes pour les amateurs de pêche à la mouche. La pente externe d’Alphonse et de Bijoutier offre des plongées avec un récif particulièrement riche.

Vers 14 m le Tombant : vertigineux…. Il y en a à tous les étages tant en faune qu'en flore, jusqu’aux grands cétacés de passage, l’étagement de ces plongées les rendent accessibles tant aux néophytes qu’aux experts. Bien sûr, un bon niveau permet d’en voir plus…Il est très rare d’y rencontrer un autre voilier et il n’y a pas d’activité plongée organisée par l’hôtel et ouvert qu’à quelques pêcheurs à la mouche. Les sites tels que Abbys, canal la Mort, Eagle Nest, Tokos, Napoléon point, Bijoutier Est, Rainbow Reef, Turtle paradise... offrent chacun une variante permettant de combler une semaine à raison de deux plongées par jour. Pour la plongée de nuit, il ne faudra pas oublier de se munir d’une lampe.

Imaginez : Turquoise est mouillé sur le bord du tombant, les 18 Blocs alu stokés sur des racks latéraux vous tendent les bras. La mise à l’eau se fait directement par les côtés ou par les jupes à l’arrière. Les copains nous ont rejoints : la descente commence, le premier plateau est peuplé de poissons multicolores mais ne nous intéresse pas pour l’instant. A la verticale de l’arrière du cata il y a le tombant. Quelques bancs de carangues en surgissent préoccupées par leur chasse. Les carpes rouges aidées d’un Napoléon semblent monter la garde. Les copains sont là eux aussi  avec cette irrésistible envie de bleu profond. Le surplomb s’efface pour laisser place à une paroi parée de gorgones, tubera, corail noir à perte de vue. Les bancs de poissons sont de la partie, quelques gros pélagiques attirés par une activité anormale arrivent ; furtif passage silencieux du large afin d’assouvir leur curiosité. La descente continue, les copains sont toujours OK, le photographe de la bande semble nous avoir oubliés.

A 35 m une marche arrête notre descente un dormeur y a établit refuge, ah ! le photographe est là ! Il vient de sacrifier quelques plans sur une tortue énorme au profit du dormeur. Je m’écarte de ce brouhaha pour jeter un œil sur la deuxième partie du tombant qui descend vers les 50 m. Heu je veux dire à perte de vue. A propos d’œil c’est celui d’une loche peu farouche que je rencontre, je ne l’avais pas vue, elle est rejointe par une de ses congénères, en apnée je m’écarte de la paroi pour m’approcher de celle qui a une trajectoire convergente, elle vient au contact. Je lâche quelques bulles mettant une distance de rigueur que la curiosité emprunte de méfiance cherche à réduire. Là les copains arrivent. Sauf le photographe et son binôme accrochés à la deuxième loche. S'il y en a un qui n’est pas d’accord dans cette histoire, c’est mon ordinateur qui m’affiche un palier vengeur de 1’ à 3 m : là on remonte, de toute manière Yoyo est à ½ pression. On ramasse au passage le tas de bulle accroché à son appareil photo, lui aussi est à ½ bouteille sauf qu’il a oublié de le signaler (là il paye l’apéro !).

La remontée se fait en glissant dans les gorgones. Puis un dernier regard sur le tombant. On se dirige  vers le mouillage. Napo a invité quelqu' un de sa famille l’ordinateur dit «  plus de palier », de toute manière  on n’était pas pressés, là une tortue grignote quelque chose entre les deux patates de corail sous le regard furieux d’un mérou Babone. Il est où le photographe ?!!! Tranquille dans mon dos ?? Ce phénomène s’explique uniquement par une panne batterie ! Hahahaaaaaaa ! Bon ça continue dans tous les sens Carangues, Permits, Carpes rouges, Ludjans... 45’ et pas mal d’aiguilles qui commencent à pointer vers le rouge, l’échelle de perroquet nous tend les bras et le retour devient inévitable… Et de quoi parle t’on dès le retrait du détendeur, je vous laisse deviner !!!

Je vous ai simplement décrit une plongée quasi ordinaire sans en rajouter. On en a une douzaine toutes aussi belles les unes que les autres avec chacune leurs variantes. Je n’ai pas ajouté de raies Manta ou de chant des baleines mais ça arrive, comme croiser du requin solitaire dans « l’espace lointain » vous avez compris, malgré la présence rassurante d’une piste d’aviation voisine, il faut se freiner et la rigueur doit guider le bon sens marin, je crois que c’est ce qui est le plus dur : dissocier le rêve de la réalité, ici l’un construit l’autre et on rentre vite dans la démesure !!!
Beaux rêves…

 

Fred, votre skippeur sur Turquoise.

Fred, votre skipper sur Turquoise
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